• Ici, même la couleur ressemble à du noir et blanc

    Comme tout le monde, j'ai vécu à la télévision les commémorations du 6O ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz.

    Moment étrange, parcourus de sentiments évoluant au fils des jours.

    Je me méfie spontanément des médias. De cette sensation fréquente d'une information partielle et partiale.
    Dans les premiers jours de la commémoration j'ai eu ce sentiment de rejet du à cette impression d'opération de bourrage de crane dont est coutumier la presse.

    Pourtant rapidement j'ai été saisis, j'ai été replongé dans ce que l'ont m'avait dit dans mon enfance.
    Face à ce type d'image, de témoignage, les mots manquent. Tout est impitoyable. A commencer par ces invraissemblables paysages polonais de désolation hivernale. En continuant par ce camp émergeant de la brume comme un fantôme. Jusqu'a ce suréaliste processus industriel de destruction des âmes et des corps. Ici même la couleur ressemble à du noir et blanc.

    Dans les témoignages entendus, je me suis surpris à chercher une miette d'humanité chez les bourreaux. Comme pour se raccrocher à quelque chose. Mais rien !

    A cet endroit là, à ce moment là, tout a été happé par le néant.


  • Commentaires

    1
    cleo.x
    Mardi 1er Février 2005 à 08:25
    Arf...
    ça fait mal.
    2
    Tschok
    Vendredi 4 Février 2005 à 13:34
    Salut NaB
    C'est pas aux bourreaux qu'il faut penser, ni aux victimes d'ailleurs. Dans les deux cas il est trop tard. C'est à l'avenir. Pour avoir eu les yeux dans le dos, nous n'avons pas su reconaître deux crimes contre l'humanité quand ils se sont déroulés sous notre nez: le génocide du Rwanda et le nettoyage éthnique en Bosnie. Alors les comémos commencent à me gonfler sérieusement.
    3
    lledelwin
    Samedi 12 Février 2005 à 10:10
    ce qui m'a choqué...
    c'est la surenchère... Quand France 2 organise une table ronde avec un survivant et des intellectuels, PPDA donne le JT en direct depuis Auschitz, avec non pas un mais DEUX survivants. Et j'ai été frappée de la brutalité des trois questions posées à cette vieille dame "alors, c'est ici qu'arrivait le wagon qui vous emmenait à Auschitz ? Comment avez vous échappé à la sélection ? Et vous n'avez jamais revu aucun membre de votre famille ?" et à Henri Borlant, qui raconte s'être fait arreter en France puis déporté à Drancy, et de là partir vers Auschitz, pourquoi donc demander s'il en veut aux jeunes Allemand et aux jeunes Polonais ? t puis, je n'aime pas trop cette commémoration de la "libération d'Auswitz" parce que comme on a pas cessé de le rappeller, auschitz a été découvert par accident, et ensuite il a continué d'acceuillir des prisonniers, qui y sont mort de faim. Quand aux déportés des Nazis, ils n'ont pas brutallement été téléportés chez eux une foi les alliés passés par là. Une commémoration, c'est une façon de s'approprié un événement et de lui donné un sens. A java, on commémore le massacre des indigènes par les Hollandais, à Dresde en Février le réquiem de Verdi commémore les bombardements de la ville... Ce faisant, on s'associe aux victimes de la catastrophe commémorée, et on se donne bonne conscience. Et puis la chose commémorée devient rapidement un symbole et non plus le souvenir de quelque chose de réel. Et Auschitz devient le symbôle de la barbarie nazie et de sa fureur destructrice que rien ne pourra égaler. Alors on commence à pinailler sur le terme de génocide quand on en a un sous le nez car est-ce vraiment un génocide ? Et utilisé le terme d'extermination ethnique n'est-ce pas faire injure aux juifs massacrés par les Nazi ? On en oublie même que ce sont retrouvés exterminés tout ce qui n'était pas "arien" c'est-à-dire des juifs, des tziganes, le peu de noirs qui se trouvait en Allemagne à l'époque, et aussi tout ceux qui menaçaient la pureté de la race, donc un tas d'handicapés physique et mentaux ou de malades incurables et d'homo... Qui sait que ce sont dans les asiles qu'à été mis au point le gazage des condamnés ? Moi aussi, cela m'a fait froid dans le dos, Aushwitz, et aux survivants aussi, qui disaient ne pas comprendre comment ils avaient fait pour survivre dans un tel froid.
    4
    cleo.x
    Mardi 15 Février 2005 à 20:07
    Bwouf
    Tartinette a encore frappé.
    5
    NaB
    Mercredi 16 Février 2005 à 03:03
    Charity business
    Je suis bien d'accord avec toi lledelwin et aussi avec toi Tschok. Ce qui dérange et qui était criant également après le ras de marée en Asie (les chaines ont mis 3 jours à percuter qu'il y avait de l'audience a faire avec ça...) c'est cette manière que la presse a de prendre ces evenement pour simplement en faire un spectacle à émotion, tout cela pour faire de l'audience et du cash... Toutes ces grandes messes imposée de charité sont d'un cynisme jamais vue. Même la presse la plus sérieuse fait désormais du vulgaire FranceDimanche. Vive Internet et sa liberté et vive la crise et la mort programmé de la presse traditionnelle qui n'est plus que de la propagende et du bourrage de tronche (je vais choquer mais je m'en branle).
    6
    Lledelwin
    Jeudi 17 Février 2005 à 11:53
    cleo :
    et encore, à la base, c'était beaucoup plus long, c'était un post sur mon blog en réponse à... Pour pas pourrir les commenraires, justement. Mais quand j'ai appuyé sur "publier" j'ai appris que je n'était pas connecté. Raaargh, mort et destruction, bouderie, tout ça. J'ai pas eut le courrage de tout réécrire alors j'ai tapé comme ça me venait sous les doigts. Et chez Nab. *Rire mesquin*
    7
    ARZOINE
    Mercredi 4 Janvier 2006 à 20:26
    re
    La surenchere, quel est le media qui en fera le plus, et bien tant mieux, la souffrance subit par tout ceux qui sont passés la bas, cette souffrance, leurs donne, le droit de nous gaver d'images, et ce n'est qu'un moindre mal, mieux vaut etre la a ecouter, tous ces journalistes en mal d'audience, que la bas a mourrir, ou a ensevelir sa propre famille. Oui passé nous encore ces images, que le monde comprend, que tous ceux qui ne sont pas concernés, apprennent et comprennent, ou essais de comprendre, ce qui peut passer dans la tete d'un homme, pour pouvoir faire subir tant de souffrance a un autre homme. Oui je revendique ce droit, mes freres ont été décimés, juste parcequ'ils étaient juifs, le droit d'ouvrir les yeux a ceux qui ne peuvent imaginer que c'est possible. Beni soyez vous mes freres, pas une fois mais 6 millions de fois, que dieu vous garde maintenant pres de lui, meme si beaucoup d'entre vous ne veulent plus entendre parler de dieu, nous l'aurions fait a moins, vos souffrances, ont eues l'effet inverse escomptés par vos boureaux, la création de votre état, l'état d'israel, car ne nous y trompons pas, sans vous nous serions toujours en exil, ecoute Hitler, toi t'es dans le trou, meme pas eu le courage de passer devant tes juges, alors ecoute, c'est le president de l'état d'israel qui est venu célébrer le 60 emeanniversaire de la libération des camps, et ne ten déplaise il a parlé l'hébreu, et ça c'est la leçon.
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